Avant de partir en vacances, pendant lesquelles j’ai lu d’autres ouvrages, j’ai eu le temps de terminer “la guerre civile numérique” de Paul Jorion.
Pour Paul Jorion, nous sommes entrés dans une période pré-révolutionnaire, à un niveau planétaire. Face au nouvel ordre capitaliste mondial, mis en place par les grandes banques, le mécontentement populaire s'amplifie.
Une situation qui pourrait mener de nombreux pays, y compris occidentaux, aux bords de la guerre civile.
Selon la quatrième de couverture voilà les questions traitées par l’ouvrage.
Aux quatre coins du globe, des groupes d'individus de plus en plus nombreux ne supportent plus les injustices engendrées par la domination d'une poignée de dirigeants, et organisent des formes de résistance par le biais de l'Internet. C'est le cas des Anonymous, ces cyber-vengeurs masqués qui prirent la défense de WikiLeaks en attaquant les sites Paypal ou Mastercard, et prêtèrent également main-forte aux révolutions tunisiennes et égyptiennes. En quoi l'utilisation des réseaux sociaux facilite-t-elle les actes insurrectionnels ? Comment les cyber-résistants s'opposent-ils à la surveillance généralisée des Etats et des grandes entreprises sur la toile ? En quoi cette guerre est-elle un affrontement entre générations ? Quels sont les points communs et les différences entre ces insurrections numériques et des événements comme la Révolution française, la crise des années 1930, voire la chute de l'empire romain ? En anthropologue, en économiste et en blogueur, Paul Jorion répond à ces questions, à partir de l'analyse des mécanismes historiques de la crise financière mondiale et du ressentiment populaire qu'elle a engendré. Il revient également sur son parcours intellectuel et professionnel, et sur la création de son blog, grâce auquel il a pu constituer un véritable laboratoire d'idées.
OWNI interroge l’anthropologue :
« Internet, c’est la démocratie directe » (*)
Quel a été l’évènement déclencheur qui vous a poussé à écrire La guerre civile numérique ?
L’évènement déclencheur a été le refus de Paypal et Mastercard de transmettre à Wikileaks les donations qui lui avaient été faites. Du point de vue des règles du commerce, c’est incroyable. C’est une chose qui ne se fait pas, c’est tout simplement interdit par la loi. Là, il s’agissait clairement d’une interférence des pouvoirs publics, d’une décision du gouvernement américain pour sanctionner Wikileaks. Avec cet événement, on est sorti du cadre démocratique. C’est un événement très grave, vraiment très grave. Pour moi, cela équivalait à une déclaration de guerre.
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Rédigé par : self publishers | dimanche 17 novembre 2013 à 19h41